Avec le retour du soleil, les serpents sortent de leur léthargie hivernale. Souvent mal aimés, parfois redoutés, ils sont pourtant bien plus discrets que dangereux. Dans le Thouarsais, cinq espèces cohabitent, et certaines se laissent même apercevoir jusque dans nos jardins.
Cinq espèces présentes dans le Thouarsais
Dans cette partie des Deux-Sèvres, on recense quatre espèces de couleuvres et une vipère :
- Couleuvre verte et jaune : la plus commune et la plus grande (jusqu’à 1,80 m), qui préfère fuir plutôt que d’affronter un humain.
- Couleuvre helvétique : reconnaissable à son collier blanc, elle simule la mort pour tromper ses prédateurs.
- Couleuvre vipérine : imite l’apparence de la vipère aspic en gonflant sa tête pour impressionner.
- Couleuvre d’Esculape : plus discrète, arboricole.
- Vipère aspic : seule espèce venimeuse de la région, rare et craintive.

Des mécanismes de défense variés… mais la fuite en priorité
Malgré leur réputation, la majorité des serpents choisissent la fuite comme premier réflexe face à l’homme. Certains misent sur la dissuasion : faire le mort, imiter une espèce venimeuse ou prendre une posture défensive. Même la vipère aspic, pourtant venimeuse, ne mord qu’en ultime recours. Et dans près d’une morsure sur deux, aucun venin n’est injecté, car sa production demande beaucoup d’énergie.

Une fausse image à déconstruire
Les serpents ne sont pas des espèces nuisibles. Bien au contraire, leur présence est le signe d’un écosystème sain : ils régulent les populations de rongeurs et participent à l’équilibre de la biodiversité. En France, toutes les espèces sont protégées par la loi, ce qui signifie qu’il est interdit de les tuer ou de les manipuler sans raison valable.

Comment réagir face à un serpent ?
Si vous croisez un serpent dans votre jardin, la règle est simple : ne pas paniquer et éviter tout geste brusque. Observez-le à distance, prenez éventuellement une photo, mais ne tentez pas de le capturer ou de le bloquer.
Pour signaler une observation ou demander conseil, il est possible de contacter SOS Serpents via Deux-Sèvres Nature Environnement (05 49 75 37 36) ou le service biodiversité de la Communauté de communes du Thouarsais (05 49 66 42 18).
En somme, apprendre à reconnaître et à respecter ces reptiles permet non seulement de protéger leur rôle dans nos jardins, mais aussi de vivre une cohabitation pacifique avec ces fascinants habitants de nos campagnes.




