Serpents dans les jardins : découvrez quelles espèces se cachent près de chez vous

par | Août 11, 2025 | DIVERS | 0 commentaires

Dès que les températures remontent, ils sortent discrètement de leur cachette pour profiter des rayons du soleil. Longtemps mal aimés, souvent redoutés, les serpents sont pourtant des voisins plus discrets – et utiles – qu’on ne le croit. Et si vous habitez dans les Deux-Sèvres, notamment dans le secteur du Thouarsais, il y a fort à parier que vous en ayez déjà croisé un sans le savoir.

Qui sont les serpents du Thouarsais ?

Dans cette région des Deux-Sèvres, cinq espèces de serpents partagent le territoire : quatre couleuvres et une vipère. On les retrouve aussi bien dans les zones naturelles protégées que dans les jardins privés. Oui, même sous la terrasse ou près du compost.

Parmi les plus connues, la couleuvre verte et jaune est la plus imposante. Elle peut atteindre 1,80 mètre de long, ce qui a de quoi surprendre. Pourtant, elle est totalement inoffensive pour l’humain et préfère fuir à la moindre alerte. Son premier réflexe ? La fuite, sans même discuter.

Des stratégies de défense étonnantes

Toutes les espèces présentes ont développé leur petit truc de survie face à un danger. La couleuvre helvétique, reconnaissable à son collier blanc, a une méthode un peu théâtrale : elle fait la morte. Littéralement. Elle cesse de bouger, pend la tête et s’urine même dessus pour dissuader un prédateur. Glamour, non ?

La couleuvre vipérine, quant à elle, joue sur la ressemblance. Elle gonfle sa tête pour imiter la vipère aspic, espérant ainsi intimider. Mais une fois le bluff repéré, elle s’éclipse elle aussi. Ce sont des reptiles discrets, qui fuient plutôt que de se confronter.

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La couleuvre helvétique ou couleuvre à collier, une espèce plutôt aquatique.
La couleuvre helvétique ou couleuvre à collier, une espèce plutôt aquatique.

Et la vipère aspic dans tout ça ?

C’est la seule espèce venimeuse recensée dans la région. Mais inutile de paniquer : les rencontres restent rares et les morsures encore plus. Et selon les herpétologues, une morsure sur deux est “à blanc”, c’est-à-dire sans injection de venin. La vipère, comme les autres, préfère économiser son précieux liquide. Elle mord uniquement si elle se sent acculée.

D’ailleurs, les chiffres sont clairs : moins d’un décès par an est attribué aux serpents en France. Un chiffre qui en dit long sur la part d’imaginaire et de peur collective autour de ces animaux.

Pourquoi il ne faut pas les tuer

Et pourtant, malgré leur rôle écologique, nombre de serpents sont tués dès qu’ils croisent notre chemin. Une réaction souvent dictée par la peur… mais illégale. En effet, toutes les espèces de serpents en France sont protégées. Les tuer ou les capturer est interdit. Et loin d’être nuisibles, ils sont de véritables régulateurs naturels, en se nourrissant notamment de rongeurs.

Leur présence dans un jardin est souvent un bon signe : cela signifie que l’environnement est sain, que la chaîne alimentaire fonctionne. Un écosystème équilibré attire aussi bien les proies que leurs prédateurs.

Couleuvre vipèrine
La couleuvre vipérine joue de sa ressemblance avec la vipère aspic pour faire fuir ses prédateurs. Mais contrairement à sa cousine, elle n’est pas venimeuse.

Que faire si vous croisez un serpent ?

La meilleure attitude à adopter : observer à distance. Ne pas crier, ne pas tenter de le manipuler, et surtout ne pas le bloquer. Dans la majorité des cas, il s’en ira de lui-même. Et si vous souhaitez en savoir plus ou signaler une présence, des services spécialisés comme SOS Serpents ou le service biodiversité local peuvent vous renseigner.

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En somme, les serpents ne sont pas les méchants que l’on imagine. Ils sont souvent plus craintifs que nous, et leur rôle dans la nature est loin d’être négligeable. Alors, la prochaine fois que vous croisez un reptile écailleux, pensez-y : il est peut-être là pour vous rendre service.

Aymeric Garcia

Nicolas Duchesne, Auteur sur uniclima.org

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Aymeric partage son expertise en sciences de l’environnement. Passionné par la protection de la planète, il écrit des articles accessibles et bien documentés sur des sujets variés tels que les politiques écologiques et les innovations technologiques vertes.

Son engagement et ses analyses profondes font de lui une voix influente pour la promotion de pratiques durables et la transition vers un mode de vie respectueux de l’environnement.

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